Il y a quelque chose dans les villes de maintenant qui te renvoie à ce que tu as de plus fragile. Tu marches d’un pas ferme sur de l’asphalte dur, tu te frottes contre le gris des murs, tu ...
Ce soir, j’ai décidé de faire quelque chose de différent. Je ne suis pas rentrée chez moi directement après la colonie, comme d’habitude. J’ai pris le métro jusqu’à l’hôtel Ritz, en centre ...
Je suis allée voir le médecin ce matin, comme « conseillé » par la Reine. J'ai consulté celui de la fourmilière, qui a un cabinet au quatrième. C'est un petit homme presque chauve, aux grands ...
Quand je quitte la colonie ce soir-là, le ciel s'enroule en des volutes sombres et menaçantes qui semblent se presser au-dessus de la ville. Les écrans à l'arrière des bus, dans le métro, sur les ...
-Vous n'allez pas bien ? Le climatiseur ronronne doucement en faisant vibrer l'air du bureau royal. Je sens des gouttes de sueur se former sur mon front, dévaler paresseusement mes joues, mon ...
Aujourd’hui, quelque chose de très étrange a eu lieu à la fourmilière. J’ai parlé avec le type du service informatique. Ou plutôt, il est venu me parler. Il a frappé a ma porte, l’a ...
Il y a encore peu de temps, ma vie n’était pas ce désert affectif, cette longue traversée en mer avec à peine quelques gouttes d’eau douce chaque jour. Dans ma vie il y avait des gens, ...
Mon bureau est en réalité un placard. Je quitte la colonie a la fin du mois, dans quinze jours. En attendant, je ne fais rien, de neuf heures à dix sept heures. Au moment de la pause ...
L’air évolue en volutes dans la serre ou pianotent les petites fourmis consciencieuses. Il fait une chaleur à crever. Dans mon bureau, la petite plante en pot que j’ai apportée en janvier ...
La rue, les trottoirs, la bouche de métro, le métro, le quai ou je fais un changement, encore le métro, la sortie de la bouche de métro, les trottoirs, la rue, le hall d’entrée de mon ...
Quand nous sommes en pleine séparation, mon ordinateur et moi, je vais prendre un café pour calmer mes nerfs. La machine a café occupe un coin de l’open space de mon étage, entre le micro ...
Il y a des jours où je hais mon ordinateur. Oui, toi là-bas, avec ton écran ridiculement plat et tes touches au bruit de claquettes. Je te déteste. Tu es désespérément ...